Le Chef d’Orchestre

Lionel Stoléru

 

Comment peut-on être (ou avoir été) Ministre et Chef d’Orchestre?
Lionel Stoléru s’explique sur ce parcours atypique dans son livre ” La Vie, c’est quoi Monsieur le Ministre?” (Plon 2003), en étant conscient que, en France, il n’est pas facile d’avoir deux métiers et d’y être reconnu comme professionnel.

Né en 1937 à Nantes, Lionel Stoléru est aujourd’hui reconnu comme l’un des grands économistes européens. Ancien élève de l’Ecole Polytechnique, Docteur ès Sciences Economiques de l’Université de Stanford (Californie) il fut Secrétaire d’Etat au Travail de Raymond Barre, Secrétaire d’Etat au plan de Michel Rocard et, Conseiller Economique du Président d’Ukraine. Auteur d’ouvrages dont “Vaincre la pauvreté dans les pays riches”, “La France à deux vitesses”, “L’équilibre et la croissance économique”, il a formé plusieurs générations d’étudiants et publie en Septembre 1999 son dernier livre “l’Economie”.

 

Depuis son plus jeune âge, les études musicales tiennent dans sa vie une place prépondérante. “J’ai hésité pendant mon doctorat d’Etat à Stanford entre la profession d’Economiste et celle de Chef d’Orchestre”.
Gérard Gefen écrivait en parlant de Furtwängler : “C’est un miracle que de pouvoir communiquer tant de sentiments à tant de musiciens pour qu’ils les retransmettent sans erreur à tant de gens”. C’est un miracle pour un homme dont les activités extra-musicales accaparent le temps et l’esprit, de trouver le moyen de s’en libérer afin de tout donner de lui-même, dans l’instant, au service de la musique.

Lionel Stoléru est un “romantique” : Chopin, Liszt, Schubert, le conduisent à apprécier l’évolution du romantisme vers la subtilité harmonique de la musique française de la fin du siècle dont il traduit avec bonheur l’émotion.

Avant de constituer son propre orchestre, il a dirigé l’Orchestre d’Ukraine à l’Opéra Comique et à l’Opéra de Kiev en 1993, l’Orchestre de la République Tchèque au Festival Menuhin à Reims, l’Orchestre du Rhin à l’Opéra de Mulhouse, l’Orchestre Pasdeloup à Paris, l’Orchestre Philharmonique roumain à l’Athénée de Bucarest, et l’Académie de l’Ile Saint Louis avec laquelle il a gravé un disque du Concerto pour piano de Schumann et de la Symphonie Tragique de Schubert.